Dédoublement

photographies, pavé de verre, plexiglass

Comment arriver à ne pas se regarder vivre ?

Cette femme tente à tout prix de se dégager de sa pensée, de lâcher la prise qu’elle a habituellement sur son corps.

Elle se dédouble : une image pour son corps, une image pour sa pensée.

Ces photographies prises en pose lente, dédoublent le mouvement, décrivant d’une part la difficulté de la femme à ne pas dissocier sa pensée de son corps et, d’autre part, le regard double de celui qui regarde, puisqu’à la fois il voit et interprète si rapidement qu’il ne sait ce qui prédomine sur l’autre (version ou interprétation).

Cette tentative de perte de contrôle soulève plusieurs questionnements. Quand la pensée anticipe­-t­-elle le mouvement ? Quand le mouvement anticipe­-t­-il la pensée ? Mais ma pensée n’est­-elle elle­-même pas double ? Un moi intime et un moi public ?

Elle se dédouble, comme si l’autre qui la regardait, était toujours en retard d’une mesure. Quelle image est la réalité ? Quelle image est le pris sur le vif ?

Pour lire la suite, téléchargez le dossier pdf