A son image

Triptyque vidéo ­ durée de chaque film : 10 à 15 minutes

« L’espèce humaine est la seule pour qui la mort est présente au cours de la vie, la seule qui accompagne la mort d’un rituel funéraire, la seule qui croit en la survie ou la renaissance des morts » ­ L’homme et la mort ­– Edgar Morin

Par le biais de trois expériences filmiques, « A son image » traite de notre rapport à la vie et à la mort.

A la fois, le projet interroge les pulsions de vie, il rejoue les différents stades du deuil et rappelle l’aspect inéluctable de la mort.

Le public entre dans une pièce noire où sont projetés 3 films à même les murs, en tri­frontal.
Les films tournent en boucle. Le son vient uniquement du 3e film.

Les 3 expérimentations filmiques (sens de lecture) :

1e écran : Une personne se plâtre l’intérieur et l’extérieur pour s’ancrer dans la vie.
Alternance de plans entre une bétonnière qui tourne sans discontinuer et une personne qui boit et se couvre le corps de plâtre

2 e écran : Lors de sa procession funéraire, ses proches vivent les différentes étapes du deuil sous son regard surpris.
A travers le regard de la caméra, elle assiste à son propre enterrement et voit la procession la traverser.

3 e écran: Une femme à tête de cerf chante l’amour, chante la mort. Elle pleure et avec elle le monde pleure, et tourne sous le poids de ses propres larmes. Indéfiniment.
Plan séquence sur cet émanant dont la tête n’est plus que squelette et qui chante la mort de l’humanité.